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| L'HISTOIRE DES OVINS |
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L'histoire de l'agneau de Sisteron d'après le témoignage de
Maurice RICHAUD
en Mai 1997 |
" Après la guerre de 14-18, mon oncle tenait une boucherie dans Sisteron. Il a voulu faire le commerce des agneaux, et a commencé à abattre des agneaux de Sisteron.
A ce moment là, les agneaux provenaient des alentours de Sisteron. Je me suis installé en 1923.
Nous avons alors développé des expéditions de carcasses sur Paris. C’est surtout à Paris que nous avons lancé "l’Agneau de Sisteron ". C’était vraiment les débuts.
Un wagon réfrigéré passait ici toutes les semaines, et on mettait des agneaux à la vente, notamment auprès de la boucherie Bernard, à Paris. La notoriété de l'agneau étant si forte, il était servi à bord
du paquebot "Normandie" … |
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L'aventure de l'Agneau de Sisteron   |
| L’Agneau de Sisteron est né dans les années 1920, au sortir de la première guerre mondiale. Il est le fruit du travail de quelques chevillards sisteronnais, dont Maurice RICHAUD, né en 1904, fondateur de l’Agneau de Sisteron.
"Après la deuxième guerre mondiale, le marché de la viande ovine de Sisteron s’est alors rapidement organisé autour d’entreprises à caractère familial, les "chevilles".
Ces chevilles, basées sur un patron"patriarche" se sont caractérisées par une forte connaissance à la fois des éleveurs et des clients bouchers. Elles ont d’emblée axé leur savoir-faire sur la sélection des agneaux vifs chez les éleveurs, correspondant aux attentes du client.
Les années 60 ont vu un véritable essor de la notoriété de l’Agneau de Sisteron et une forte croissance de la demande.
Les organisations de producteurs et les chevillards jouent un rôle moteur : collecte des agneaux sur toute la zone, apport d’un appui technique aux éleveurs, conseils sur les béliers à utiliser pour l’optimisation des performances du troupeau, etc…
La zone géographique d’approvisionnement des chevillards correspondait à la distance que parcouraient couramment les véhicules de l’époque pour collecter des agneaux dans un bassin homogène quant aux pratiques d’élevage.
Entre 1947 et 1960, ce rayon d’action était de l’ordre de 100 km autour de la ville de Sisteron. C’est aujourd’hui la zone de production officiellement reconnue pour produire de l’Agneau de Sisteron.
Victime de son succès et de la demande, la zone d’approvisionnement s’élargit progressivement jusqu’à couvrir toute la France… Dans les années 1990, consciente de ces dérives la filière réagit et engage une procédure européenne pour obtenir une I.G.P.
(Indication Géographique Protégée).
Cette reconnaissance officielle certifie que l’agneau est bien né, élevé et abattu sur la zone de l’I.G.P. Agneau de Sisteron. Le consommateur peut alors acheter en toute sérénité un agneau de réputation incontestée, à la viande tendre, claire, à la saveur et aux arômes subtils et doux.
L’enregistrement européen est effectif depuis le 15/02/2007.
L’aventure continue…
www.agneaudesisteron.fr |
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préalpes du sud
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La Préalpes du Sud
Majoritaire dans les Hautes-Alpes et les Alpes de haute Provence, elle déborde sur le sud de la région Rhône Alpes, dans la Drôme et l’Ardèche.
La brebis Préalpes du Sud est de format moyen.
Sa peau et sa toison sont blanches, avec une couverture de laine moyenne à faible, qui s’arrête le plus souvent à mi-flanc.
Cette brebis est assez ramassée, avec un bon développement musculaire, ce qui lui permet de produire de bons agneaux en race pure.
Sa rusticité et ses qualités bouchères lui permettent une adaptation à des systèmes d’élevages variés, très souvent sédentaires.
La Préalpes du Sud, c’est 1 400 à 1 500 troupeaux représentant 350 000 brebis. |
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mourérous |
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La Mourérous
D’un des berceaux de la race dans les Alpes Maritimes, elle a essaimé dans toute la région Provence Alpes côte d’Azur. On la retrouve dans la Drome et la Savoie.
Cette brebis est reconnaissable à sa tête et ses pattes de couleur rousse. Bien lainée, elle supporte un élevage en plein air une grande partie de l’année dans les collines et les garrigues.
Elle s’adapte facilement aux longues périodes de bergerie en Haute Montagne.
En été, elle part en transhumance dans les alpages.
La mourérous, c’est environ 100 troupeaux représentant 30 000 brebis. |
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mérinos d’Arles
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Le Mérinos d’Arles
Le mérinos d’Arles est l’animal emblématique de la grande transhumance ovine. Initialement sélectionné pour ses qualités lainières le mérinos d’Arles a depuis évolué vers la production viande. Le travail de sélection des éleveurs a permis de développer considérablement ses qualités bouchères tout en continuant a porter une attention toute particulière à l’exceptionnelle qualité de sa toison.
Sa rusticité lui permet d’évoluer dans des milieux naturels et des conditions climatiques réputés comme difficiles.
Le mérinos d’Arles, est présent dans près de 650 exploitations avec un effectif d’environ 250 000 brebis. |
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| L’HISTOIRE DU BOVIN EN CAMARGUE |
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| LA RACE CAMARGUE |
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Son pelage est généralement noir, quelques fois brun foncé.
Sa taille dépasse rarement 1.30 m pour les mâles et 1.20 m pour les femelles.
Le poids varie suivant le mode de nourriture, entre 300 et 450 kg pour les mâles, et 200 à 270 kg pour les femelles.
Actuellement 10 000 à
12 000 animaux sont répartis
sur plus de 100 manades.
Les animaux de race Camargue sont destinés aux courses camarguaises, ou il n’y a pas de mise à mort. Seuls les raseteurs ont pour mission dans l'arène d’enlever la cocarde fixée sur les cornes |
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La présence de bovins de race fondée en Camargue a été relevée depuis la plus haute antiquité.
On a retrouvé à 2 km en amont d’Arles des ossements de bovins aux cornes en forme de lyre, mêlés à des squelettes de chevaux semblables à ceux de Solutré.
Ces ossements ont permis de reconstituer un animal atteignant presque 2 mètres de haut et portant des cornes identiques à celles des taureaux d’aujourd’hui.
Il existait donc déjà à cette époque un taureau aux cornes en forme de lyre dans les marais de Camargue.
Comme il existe une ressemblance assez nette entre les bovins qui peuplent l’Asie et l’Europe Méridionale, certains pensent que le taureau de Camargue est la dernière ramification à l’ouest de la grande race bovine asiatique "Bos Taurus Asiaticus".
Pour d’autres, le Camargue est un auroch ayant vécu au quaternaire principalement en Afrique mais aussi en Espagne et probablement en France. Ils le nomment "Bos Primigénius Mauritanien".
Il est probable que des liens existent entre "Bos Primigénius Mauritanien" et "Bos Taurus Asiaticus". L’un pouvant fort bien descendre de l’autre ou tous deux avoir un ancêtre commun.
Le taureau de Camargue présente une grande spécificité vraisemblablement liée à ses particularités génétiques et à son isolement dans un milieu très caractéristique tant au niveau du sol que de la végétation.
L’homme a su préserver des conditions de vie qui font l’originalité de cet élevage d’abord destiné aux jeux avec la course camarguaise et à la tauromachie.
L’origine de la course camarguaise est un jeu : les valets de ferme et les animaux de la ferme se mêlent pour combattre et jouer avec le taureau destiné à l’abattoir.
Le plus ancien témoignage sur l’origine de la course camarguaise remonte en 1402 à Arles : une course avait été donnée en l’honneur de Louis II, Comte de Provence.
Au cours du XIV siècle ces jeux évoluent, on fixe une cocarde sur les cornes du taureau, et des primes sont attribuées à celui qui ira décrocher l’attribut : c’est la course libre.
Un règlement concernant les cocardes et les crochets est alors adopté. Seuls les "vrais" raseteurs habillés désormais de blanc sont acceptés en piste.
De nouveaux attributs seront ajoutés un peu plus tard.
La taille des troupeaux est très variable, elle se situe entre 150 et 300 têtes.
La répartition est équilibrée en mâles et en femelles, ce qui est exceptionnel en élevage bovin.
| LA RACE BRAVE |
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Son pelage est noir ou brun, parfois taché de crème.
La taille courante est de 1.40 m pour les mâles et de 1.20 m pour les femelles.
Le poids varie entre 400 et 600 kg pour les mâles, et 200 à 400 kg pour les femelles.
On estime la population entre 5 000 et 6 000 têtes réparties
chez 30 éleveurs "ganaderos". Les taureaux de race Brave iront dans les arènes pour des corridas soit espagnoles (à pied), soit portugaises (à cheval). |
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| L’HISTOIRE DU PORC |
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Les traces du porc en Provence Alpes Côte d'Azur ou plutôt de son ancêtre, à l'origine du sanglier, ont été retrouvés pour la première fois dans la région d'Unang dans le Vaucluse.
Vers 1600, le porc est domestique et sa viande à le pouvoir quelque peu magique de se conserver, sel oblige !Très économique le porc mange de tout, cet animal est très vite percu comme bon à consommer car tout se mange en lui. Son essor enrégion, outre les petits ateliers des zones alpines, s'est fait avec le développement du port de Marseille dans les années 30.
Sur le port de la Joliette, les "Maïsseries" recevaient du maïs de partout, le riz arrivant d'"Indochine". Les bateaux arrivaient et déchargeaient directement dans ces entrepôts, on y trouvait toutes sortes de céréales, mais aussi des dattes et des figues. Cette activité agricole et agroalimentaire générait des sousproduits qui, loin d'être perdus, étaient utilisés pour les porcs.

Les Provencaux l'appellent "l'habillé de soie". On ne peut pas dire toutefois que la Provence soit vraiment le pays du cochon.
Jusqu'à une époque récente son élevage n'a été que l'accessoire d'une ferme, mais tuer le porc donnait lieu à une petite fête. Certains, qui ne pouvaient en tuer un entier, en tuaient " la moitié d'un", ce qui est au moins une expression curieuse. Une tradition très vivante en Provence est celle du "présent" ou du "don". Un poème de jeunesse inédit de Frédéric Mistral, daté du 6 février 1854 adressé à Monsieur Moulins, curé de Maillanne ainsi qu'une fricassée de boudins en témoigne:
Monsieur le Curé de Maillanne
nous venons de tuer votre porc.
Oh, Monsieur, la belle semaine.
Et quelle lippée, nom d'un sort !
Tenez, voici de bon cœur,
une petite liasse de boudins
et quelques morceaux de fressure.
Ne perdez pas de temps et tout de suite
faites-la-cuire à la flambée.
LE PORC ET LA TRUFFE
En Provence, le porc est associé à la truffe.
C'est une longue histoire que celle du rabassier. Les paysans ont recours à un animal le porc truffier qui en est friand. Le cochon a besoin d'être dressé à cette espèce de chasse, récompensé par des glands pour toute prise. La force du cochon, c'est qu'il retire les truffes toutes entières de terre, chose qui n'arrive pas toujours quand on se sert de la houlette.
Henri Bonnet, en 1869 écrit :
"Si vous préférez travailler à la provençale, vous donnerez préférence au porc".
Chatin, en 1869 et 1892 signale que la récolte de la truffe par le porc est le mode de recherche de beaucoup, le plus répandu et à peu près le seul usité dans le Périgord, le Languedoc et la Provence.
La truie découvre la truffe avec son groin, alors que le chien ne fait que la marquer. Elle cherche face au vent. Elle n’a aucun mal à localiser une truffe à grande profondeur, 30 à 40 centimètres. Elle est excellente marcheuse et peut caver les bonnes années, en truffière cultivée, 10 à 20 kg par jour.
Le porc et la truffe, une histoire à suivre |
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| L’AUTRUCHE EN PROVENCE |
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